Arnaques sur Internet
Le cas du cyberacheteur jamais livré est bien connu. Pas celui du vendeur impayé. Cette fraude se répand pourtant à grande échelle, avec le décollage du e-commerce entre particuliers, dénonce l'Association française des usagers de banque. « Des milliers d'internautes sont concernés. Nous tirons la sonnette d'alarme car nous recevons de plus en plus de plaintes », révèle Serge Maître, son président, à 20 Minutes.
L'escroquerie ressemble à celle des faux chèques de banque largement médiatisée l'an dernier. Un particulier va sur Internet pour vendre un bien. Il est alors approché par un escroc qui lui propose de le payer par virement. Rassuré à l'idée de ne pas avoir de chèque, le vendeur lui fournit un relevé d'identité bancaire dont se sert l'escroc pour lui déposer un chèque en bois ou un faux chèque de banque. Le vendeur le découvrira trop tard : la marchandise sera partie lorsque sa banque l'informera de la fraude.
Rares sont ceux qui, comme Agostino Oliveira, 54 ans, continuent de se méfier après avoir vérifié que leur compte était crédité. « J'ai trouvé bizarre que l'acheteur veuille payer 35 000 e sans avoir vu ma voiture », explique cet Orléanais. Lorsqu'un jeune homme se présente sans papiers d'identité, il refuse de la donner. Les jours suivants, sa banque annule son virement : le compte émetteur était vide.
Brigitte Waltzing, elle, n'a pas hésité à expédier un ordinateur portable en Côte d'Ivoire. Cette Vauclusienne de 47 ans s'est rendu compte trop tard que l'attestation de virement d'une banque ivoirienne, pour un montant de 500 e, était fausse.