Pour ou Contre l'école à 2 ans ?
Les études du ministère de l'éducation nationale l'attestent : mettre son enfant dès 2 ans à l'école apporte un avantage faible du point de vue des acquisitions scolaires par rapport à une scolarisation à 3 ans, sauf pour les enfants étrangers et issus de l'immigration ainsi que pour les enfants de cadres. Mais, plaide Bernard Golse, chef du service pédopsychiatrie de l'hôpital Necker à Paris, le développement à cet âge-là "ne se joue pas en termes d'apprentissage. La plupart des enfants ont besoin d'autre chose que de l'école, qui ne leur laisse pas le temps d'organiser les bases de leur sécurité intérieure et leur fait courir des risques d'inhibition et de passivation".
Du point de vue du langage, les tout-petits n'auraient rien à gagner non plus à fréquenter très tôt l'école. "L'acquisition du langage dépend de la médiation bienveillante et exigeante dont va bénéficier l'enfant, explique Alain Bentolila, professeur de linguistique à l'université Paris-V-Sorbonne. A cet âge, il a besoin d'un rapport quasi individuel avec l'adulte et, de ce point de vue, l'école ne propose pas une solution honorable."
Si l'on ajoute à cela le fait que les locaux scolaires sont peu adaptés aux tout-petits, que les rythmes veille-sommeil n'y sont pas forcément respectés, que la formation des maîtres ne prend quasiment pas en compte les besoins très spécifiques de cette classe d'âge, on s'interroge sur l'intérêt de la démarche.
Et pourtant, l'école accueille environ un quart des enfants de 2 ans à 3 ans. Cette scolarisation précoce s'est développée à partir des années 1960 alors que les mères étaient de plus en plus nombreuses à travailler. Faute souvent d'autres modes de garde, elles ont trouvé avec l'école un mode d'accueil qui de plus est gratuit.
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==> Je pense que les intérêts sont avant tout financiers.
La maternelle à 2 ans, une crèche ou une nounou... si on a pas les moyens, je comprends les parents demandant une scolarisation précoce.... mais la plupart des enseignants comme des parents ne sont pas prêts... ce qui donne... statu quo (on ne changera rien), comme d'hab :)